idioties en si mineur

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Je pense que ma timidité traduit un malaise d’être entourée, en société, civilisée, ou je ne sais pas. Je ne comprend pas les gens et j’ai peur de ce que je ne connais pas. Je ne suis à l’aise nul part, avec presque personne. Si je ne parle jamais de moi aux gens, de ce que je peux ressentir réellement, de ce qui va me blesser ou m’enchanter, ça n’est peut être pas par peur, ou timidité en fin de compte, surement, mais plus par le fait de ne pas savoir comment l’exprimer.
Je me parle volontiers à moi même, au miroir, à l’écran de mon ordinateur, au papier de mes cahiers, mais pas aux gens.

Deuxième chose: je ne sais pas si je suis timide et peureuse, ou asociale. Je me rend compte au fil du temps que ce à quoi j’ai toujours tendu ou voulu accéder, ce qui se résume à être une fille hype aimée entourée admirée, m’ennuie. Je ne suis ni hype, ni aimée, encore moins admirée et pas spécialement entourée. Je pense que passer des soirées à parler à des gens, à faire semblant, ne m’intéresse finalement pas tant que ça.
Bien sur, j’apprécie la compagnie. Mais ces gens aux allures si sympathiques, beaux, esthétiques, hype et branchés, m’emmerdent et me paraissent cons et insupportables.

3ème constat paradoxal: je réclame toujours plus d’amour et de preuves le constatant. Je ne supporte pas le mauvais jugement qu’on peut porter sur ma personne. J’aime être aimée, voir pire: j’en demande toujours plus et ne m’en contente jamais.
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Je ne sais pas ce que j’ai en ce moment mais je m’énerve contre tout le monde. Le monde est stone s’applique ici très bien, j’ai juste envie de dormir, et la tête qui éclate.


J’aime très facilement n’importe qui sauf moi, mais je trouve tout le monde stupide et moche, moi la première. Je n’ai d’estime que pour de rares personnes, mais j’aime tout le monde aussi sauf moi. Je suis la chef de la bande des 0, et pourtant, je dicte les comportements à adopter et les tendances à suivre. Je décide de ce qui est bien et ce qui ne l’est pas avec une grande assurance, sans pour autant me considérer comme quelqu’un d’estimé. Je mange du chocolat et des donuts parce que j’aime bien ça, même si je m’en plaindrais après, j’utilise pas de produits lissants et je m’agace de mes cheveux avec un ton geignard, je suis un gros bébé, et j’assume pas du tout. Pourtant parfois je suis très bien comme je suis, une grande enfant qui reste muette devant les gens et qui s’agace d’elle même.
C’est terrible un enterrement, parce que je sais jamais quoi y faire.
Je rêve continuellement de mon exécution, de l’homme aux pics et du couloir sombre, de la pression, du noir, de l’incompréhension, tout ça. J’aime pas ça du tout, je me sens oppressée, triste, seule, mal, je ne sais pas. Les gens m’énervent et m’agacent, je pleure comme une enfant, je me sens bien nulle et incapable de tout.
Je sais pas écrire, je sais pas parler non plus. J’ai l’impression de rien savoir faire. Dès que je prononce des choses comme ça dans ma tête je sens que mes yeux s’humidifient, et je trouve ça super con, alors je m’en veux. J’essaye de me taper la tête contre quelque chose pour que ça s’en aille de mon esprit, mais ça reste toujours ancré dans mon cerveau.

Je sais pas pourquoi je me convaincs tous les jours, de plus en plus, perpétuellement, d’être aussi nulle. Je sais pas pourquoi je me sens aussi laide, aussi bête, aussi maladroite, aussi désuète. Je sais pas pourquoi je me dis ça tous les jours, alors que je sais très bien que je ne suis ni laide, ni grosse, ni stupide. Mais je sais pas.

J’ai l’impression d’être une incapable. Je déteste être timide, je déteste pas pouvoir répondre au chargé de td parce que ma gorge se noue et que mes mots se bloquent, je supporte pas avoir les mains moites, trembler comme je le fais, ou me sentir nauséeuse parce que je suis stressée. J’aime pas non plus pas savoir quoi dire aux gens que je connais pas, alors que je trépigne dans mon for intérieur et que en vrai, j’aurais 1 000 choses à leur dire.

J’ai des tonnes de choses à dire, qu’elles soient stupides ou réfléchies, mais je ne dis rien. Je les garde pour moi, je les couche sur mes cahiers, je les crie dans ma tête, je les prononce parfois à voix haute quand je seule, et la seule sensation que j’en retire, c’est celle d’être complètement névrosée.
Hier, anniversaire de ma soeur, restaurant, alcool suffisant pour que ma mère me dise excuse moi, les yeux fendus par le remord. J’ai voulu me mettre à pleurer mais je n’ai pas faibli, j’ai fait l’andouille et ai répondu par vagues de “mais c’est pas grave, c’est pas grave”. Je n’arriverais jamais à exprimer mes regrets.
J’en ai marre de tout et j’en ai marre de rien, je me répète mais je me trouve trop paradoxale, trop lunatique.

Je pique des grosses crises de nerfs, j’envoie chier tout le monde, j’insulte et je recherche le conflit, j’ai des grosses envies de taper sur les gens et de me faire taper dessus vénère, histoire d’avoir quelques raisons visibles de me mettre à pleurer, et puis l’instant d’après, j’aime tout le monde, je souris, je me maquille en faisant de grands gestes et je me balade le sourire aux lèvres.

La seule constante actuelle, chez moi, c’est peut être de faire toujours le même rêve angoissant depuis bien trop longtemps, peut être 5 ans.

Je me sens submergée d’un tas de choses et d’un tas de nouvelles pleines de larmes, mais très heureuse parfois. Il s’agirait de comprendre mon propre fonctionnement.
Parfois je pleure et je soupire et je m’étire et je gronde de rage, parce qu’en même temps je m’énerve, et puis ça se termine en sanglots parce qu’en fin de compte je suis surtout triste, et puis je déchire, je brule, j’arrache, je regrette, beaucoup, je m’énerve, je pleure, je rage, je casse des choses, et puis je finis par soupirer et dire tout haut des phrases débiles, et ça m’énerve ça, ça m’énerve tellement, alors je m’énerve à nouveau et je pleure, et je suis tellement laide, avec mon visage rouge et mes cheveux sens dessus dessous que ça me ferait presque rire, je finis par me calmer, par m’assoir, en me tenant toute droite, en regardant bien en face de moi, et je me pose la même question, je me demande pourquoi rien ne change, et je recommence mon cinéma.
J’ai le coeur en ascenseur et les larmes faciles pour les sujets délicats, désuets ou même fictifs. C’est triste.
aïe
J'en ai marre de me sentir comme je me sens dans ces moments là. Après je rêve de la même chose en boucle.
Il était cette fois question d'une grand vague, et puis, plus rien.
Il aurait fallu que je cesse dés le début.

C'est fou ce que je peux être bipolaire, je peux effectivement passer une excellente journée et déprimer toute la soirée. Je peux être très triste le jour et m'endormir le sourire au lèvres. Je peux sourire d'une chose et m'en effrayer le lendemain.

Sauf cette chose là, qui, je m'en rend compte de plus en plus au fil du temps, m'assomme et me tire les larmes des yeux, continuellement et sans intervalles, je pense que je pourrais être une personne saine d'esprit.

J'ai souvent demandé pourquoi, je n'obtiendrais jamais de réponses.
Parfois je suis vraiment fatiguée de tout, et je voudrais voir ma tête éclater, pour que tout s'éteigne.

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Je suis une grande enfant mais j’en ai marre qu’on me traite comme une gamine.
Je suis une grande enfant et j’en ai marre d’avoir trop de regrets et de souvenirs.

Je ne parle jamais des gens qui ont pu me rendre très triste ou très heureuse, parce que j'en ai pas l'habitude, j'en vois pas l'intérêt, ou surtout parce que j'en ai pas envie parce que ça me fera toujours bizarre de me dire que c'est un temps révolu.
Comme ça à l'esprit j'en aurais 4, et étrangement c'sont 2 J et 2 L.

Le premier J est très long et très futile, et toujours un peu d'actualité alors j'aimerais mieux ne pas y penser.
La deuxième J est une très grande amitié très vite entachée de mauvaises répercussions, très mauvaises. J'ai été attirée par ses apparences trompeuses, pour me retrouver dans une position extrêmement glauque et déplacée.
Le premier L était une personne qui me venait de la deuxième J., qui a été très gentille au premier abord, puis mentalement complètement dérangé au deuxième. Je pense qu'elle aura peut être cassé quelque chose dans ma tête.
Le dernier L a tenu plus de 3 ans avec des illusions et des pensées idiotes.

C'est drôle de voir que pour me détacher du premier J, j'ai utilisé le deuxième L, que mes plaintes de la seconde J allaient tout droit au premier L, que mon amitié avec cette seconde J se trouvaient renforcées par le premier J, et que sans le premier L, j'en serais toujours au point 0.
Quoi qu'il en soit, sans la seconde J, je n'aurais pas eu de premier, ni de dernier L.
Le premier J m'aura permis une évolution, les 3 autres de grandes régressions.

C'est très facile de rejeter la faute sur les autres, surement pour ça que je m'applique à le faire depuis toujours.
J'aime très facilement n'importe qui sauf moi, mais je trouve tout le monde stupide et moche, moi la première. Je n'ai d'estime que pour de rares personnes, mais j'aime tout le monde aussi sauf moi. Je suis la chef de la bande des 0, et pourtant, je dicte les comportements à adopter et les tendances à suivre. Je décide de ce qui est bien et ce qui ne l'est pas avec une grande assurance, sans pour autant me considérer comme quelqu'un d'estimé.
Je mange du chocolat et des donuts parce que j'aime bien ça, même si je m'en plaindrais après, j'utilise pas de produits lissants et je m'agace de mes cheveux avec un ton geignard, je suis un gros bébé, et j'assume pas du tout.
Pourtant parfois je suis très bien comme je suis, une grande enfant qui reste muette devant les gens et qui s'agace d'elle même.
 C'est difficile de se concentrer quand sa tête est à 20 milles lieux sous les mers.

Parfois j'aimerais mieux être un garçon, un nouveau né, une petite bourgeoise qui ne sait pas penser,
Parfois j'aimerais mieux ne pas vouloir être et être sans pensée,

Alors ma tête roule sur mes épaules et mes mains s'activent.
Je coud ma bouche.
Je souffle sur mes bras.
Mon ventre se contorsionne.

Et j'oublie, pour mieux recommencer.

Je sais très bien sourire.
Les gens n'y verront que du feu.

Je m'énerve pour rien, je m'énerve trop vite.

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